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Les contributions des employeurs
Les contributions des employeurs
Le financement de l’assurance chômage est assuré par les contributions versées par les employeurs et les salariés, dont le taux est fixé par les partenaires sociaux.
L’employeur du secteur privé est tenu de verser des contributions à Pôle emploi pour tous les salariés qu’il emploie. Par ailleurs, il peut être amené à verser des contributions dans certains cas particuliers de rupture, voire rembourser les allocations de chômage versées par Pôle emploi.
Calcul des contributions
Les contributions d’assurance chômage sont calculées sur la même assiette que celle retenue pour les cotisations de sécurité sociale.
Les rémunérations soumises à contributions sont plafonnées à 4 fois le plafond de la sécurité sociale (11 540 euros par mois pour l’année 2010).
Les contributions sont dues pour tous les salariés du secteur privé âgés de moins de 65 ans.
Un seul cas d’exonération des contributions est possible, celui des apprentis.
Le taux des contributions à l’assurance chômage est fixé à 6,40%, 4% à la charge des employeurs, 2,40% à la charge des salariés.
En plus de la contribution d’assurance chômage, l’employeur doit s’acquitter d’une cotisation au titre du régime pour la garantie des créances des salariés (AGS) qui assure le paiement des salaires en cas de procédure de sauvegarde, de redressement ou de liquidation judiciaire. En principe, le taux et le plafond retenus sont ceux en vigueur à la date de versement des salaires.
En principe, le taux et le plafond retenus sont ceux en vigueur à la date de versement des salaires.
Taux des contributions au 1er avril 2011
Répartition
Employeur
Salarié
Assurance chômage
6,40 %
4,00 %
2,40 %
AGS
0,30 %
0,30 %
-
Total
6,70 %
4,30 %
2,40 %
Cas particulier des intermittents du spectacle
10,80 %
7,00 %
3,80 %
Contribution spécifique
Une contribution spécifique est due en cas de licenciement économique d’un salarié sans proposition d’une convention de reclassement personnalisé (CRP) ou d’un contrat de transition professionnelle (CTP) dans les bassins d’emploi concernés.
Elle correspond à 60 fois le salaire journalier de référence pour la CRP ou à 30 fois le salaire journalier de référence pour le CTP.
Paiement des contributions
Selon le nombre de salariés, Pôle emploi adresse chaque mois ou chaque trimestre à l’employeur soit un avis de versement, soit un avis d’échéance trimestriel, ou un avis de télépaiement, sur lequel sont déclarées les masses salariales et sont calculées les contributions dues. Si l’employeur n’a rien à déclarer, l’employeur doit retourner l’avis avec la mention « néant ».
Pôle emploi adresse également à l’employeur une déclaration de régularisation annuelle (DRA) qui lui permet de régulariser sa situation chaque fin d’année.
La date de paiement des contributions est la même que celle retenue pour les cotisations de sécurité sociale.
Elle dépend de l’effectif de l’entreprise, tous établissement confondus :
- pour les employeurs de moins de 10 salariés, le paiement est trimestriel ;
- pour ceux de 10 salariés et plus, le paiement est mensuel.
Les contributions sont à payer au Pôle emploi du lieu de l’établissement.
Il existe des exceptions, notamment pour les employeurs de la région Ile de France ou les employeurs de salariés expatriés hors de l’Union européenne qui doivent payer leurs contributions à Pôle emploi services.
Pénalités et sanctions
L’employeur doit régler les contributions même si il n’a pas reçu l’avis de versement. Si l’employeur ne déclare pas les rémunérations servant au calcul des contributions ou ne communique pas les renseignements relatifs à l’effectif de son personnel, le montant des contributions est fixé à titre provisionnel.
De plus, tout paiement reçu au-delà de la date d’exigibilité entraîne des majorations de retard :
- 10% dès le lendemain de la date d’exigibilité,
- au-delà de 3 mois, s’ajoutent 2% pour toute nouvelle période trimestrielle, même si elle est incomplète.
Le non retour de la déclaration de régularisation annuelle (DRA) entraîne une pénalité de 7,50 euros par salarié et par mois de retard.
Remboursement des allocations de chômage
Pôle emploi peut demander le remboursement des allocations de chômage si l’employeur a procédé à un licenciement jugé sans cause réelle et sérieuse par une juridiction prud’homale dans la limite de 6 mois d’indemnité de chômage par salarié intéressé.
Les délais et reports de paiement
Des délais de paiement peuvent être accordés aux entreprises qui en formulent la demande, sous réserve toutefois que la part salariale des contributions ait été préalablement réglée. Sauf circonstances exceptionnelles, les délais accordés ne peuvent excéder 12 mois.
L’employeur, confronté à des difficultés, peut solliciter un report de paiement dans la limite de 3 mois en procédant au paiement échelonné des sommes dues.
Des remises de pénalités et de majorations de retard peuvent également être accordées. Ces délais et remises de pénalités sont accordés par Pôle emploi et, au-delà d’un certain seuil, par les Instances Paritaires Régionales (IPR).
En cas d’intempéries ou de catastrophe naturelle, l’Unédic peut décider d’accorder des remises et délais de paiement des contributions aux entreprises concernées par ces situations exceptionnelles.
Le recouvrement des contributions est aujourd’hui assuré par Pôle emploi pour le compte de l’Unédic, il sera transféré aux URSSAF à compter du 1er janvier 2011.
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